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JOURNÉES DU DROIT NUMÉRIQUE 2026 : « L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE EST UNE OPPORTUNITÉ À SAISIR POUR L’AFRIQUE », AFFIRME LE MINISTRE KALIL KONATÉ

Jeudi 25 Juin 2026


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Les enjeux liés à l’intelligence artificielle (IA), à la souveraineté numérique et à la confiance dans l’écosystème digital africain ont été au centre des échanges lors du panel ministériel organisé ce jeudi 25 juin 2026, à Abidjan, dans le cadre de la 2ᵉ édition des Journées du droit numérique. Placée sous le thème « IA, souveraineté et confiance numérique : les États africains sont-ils prêts ? », cette rencontre a réuni plusieurs membres du gouvernement, des experts et des acteurs du numérique à l’Espace Latrille Event.


Prenant part au panel aux côtés de plusieurs hautes personnalités de l’État, notamment le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, le Secrétaire Général du Gouvernement, Charlemagne Dah, et Kouassi Bernard, Directeur de Cabinet représentant le garde des Sceaux, le ministre Kalil Konaté a mis en lumière le rôle stratégique de l’intelligence artificielle dans la transformation économique et industrielle de l’Afrique. « L’intelligence artificielle est un outil qui automatise, accélère la réflexion et facilite la prise de décision », a-t-il déclaré.

Abordant la question de la souveraineté numérique, le ministre a insisté sur la nécessité pour les pays africains de mutualiser leurs ressources afin de développer des infrastructures numériques robustes. Il a notamment mis en avant l’avantage comparatif de la Côte d’Ivoire en matière de production énergétique. « La Côte d’Ivoire doit s’imposer comme une terre d’accueil des infrastructures numériques et des centres de données grâce à la disponibilité de son énergie », a-t-il affirmé, estimant que cette stratégie permettrait de consolider le leadership du pays dans la sous-région et de renforcer sa souveraineté numérique.

Tout en plaidant pour une appropriation africaine des technologies d’IA, Kalil Konaté a appelé à l’adaptation de ces outils aux réalités culturelles du continent et à leur encadrement juridique afin de protéger les consommateurs. « Il faut certes s’approprier ce que les autres font, mais surtout développer notre propre intelligence artificielle en lien avec nos cultures et nos traditions », a-t-il soutenu.

La Commissaire Générale des Journées du droit numérique, Mme Bintou Jarvis a, pour sa part, réaffirmé la volonté des organisateurs de faire de cette plateforme un cadre de réflexion et de propositions sur les enjeux du numérique et de la protection des droits à l’ère de l’intelligence artificielle.

 

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